3ème Mystère douloureux : Le couronnement d’épines
Fruit du mystère: La mortification de l’esprit
Après la flagellation, où Jésus a réparé plus spécialement nos péchés de la chair, vient le couronnement d’épines. La tête est le siège des pensées et par ces épines qui le transpercent, Jésus vient réparer ici nos péchés de l’esprit. Ceux-ci ont tous pour racine l’orgueil et la contemplation du couronnent d’épines va nous aider à combattre ce péché et à développer au contraire l’humilité.
Pour y arriver, le premier moyen que tous les saints ont mis en œuvre est la considération de sa propre faiblesse. "La perfección de la vida presente consiste en reconocer sus imperfecciones. » dira Saint Jérôme. Saint Philippe de Néri priait tous les jours Dieu de le surveiller : "Señor, cuídame hoy, porque abandonado a mí mismo estoy seguro de ofenderte". En effet, en plaçant notre esprit dans cette disposition, nous nous méfions avec raison de nous-mêmes, et nous comprenons la nécessité d’être aidés par la prière et les sacrements, absolument nécessaires pour palier notre faiblesse humaine.
Et saint Alphonse de Liguori explique : "Para perseverar en el bien, no debemos fiarnos de los propósitos que hemos tomado ni de las promesas que hemos hecho a Dios. En cuanto confiamos en nuestras propias fuerzas, estamos perdidos.. Está en el méritos de Jesucristo en quien debemos poner toda nuestra esperanza para permanecer en estado de gracia".
Après la prise de conscience de notre faiblesse, une deuxième considération est essentielle pour nous préserver de l’orgueil : rien ne vient de nous. Tout vient de Dieu de sa grâce. Nous avons une qualité ? La bonne affaire. Ce n’est qu’un don reçu de Dieu. Un don, loin de nous créer une quelconque fierté, doit nous conduire à une grande reconnaissance envers Dieu et nous faire craindre la responsabilité qu’il implique. C’est la parabole des talents. C’est pour cela que Saint Pie X avait peur d’aller en enfer ! Mentionnons ici un nom à la mode depuis quelques temps : les charismes. Ce mot est un piège. Il exprime en lui-même une notion de qualité personnelle sans la notion de “don“. Fatalement, on a vite fait de se prendre pour l’auteur du « charisme », ce qui amène irrémédiablement à l’orgueil. Nous n’avons pas de charismes. Nous n’avons que des dons reçus de Dieu.
Après avoir maitrisé ainsi notre esprit il faut ensuite le préparer aux attaques de Satan avant même que la tentation n’arrive car l’esprit est ardent mais la chair est faible. Saint Alphonse de Liguori nous explique les bénéfices d’un tel travail préparatoire : "Es muy útil, para triunfar en las batallas espirituales, prevenirlas en nuestras meditaciones, mediante tenemos por adelantado resistir con todas nuestras fuerzas los ataques que puedan sorprendernos. » En effet, s’entraîner à refuser une tentation avant sans la subir encore est bien plus facile à faire que lorsque sa séduction est là. Ainsi, nous fortifions progressivement notre volonté. C’est pour cela que Jésus nous demande dans le Padre nuestro de prier sans cesse pour résister aux tentations futures : ne nous laissez pas succomber à la tentation. Et dans le Ave María nous demandons chaque jour l’aide de la Sainte Vierge en anticipation de la grande tentation finale que nous connaîtrons à l’heure de notre mort.
Enfin, le couronnement d’épines ne se limite pas à la réparation de nos péchés. Il vient aussi réparer la terrible indifférence des hommes qui ne pensent pas à Dieu alors que Dieu pense à eux et les aime à chaque instant. Combien de journées entières sans penser une seule fois à Lui ? Sans Lui faire la moindre visite au tabernacle Lui qui y est réellement présent. Oui, terrible indifférence qui fait tant souffrir le Cœur de Jésus. C’est le point central du message de Paray-Le-Monial. « Ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui ne reçoit qu’indifférence… » On se scandalise volontiers face aux offenses et blasphèmes contre le Christ. Mais est-ce qu’on se scandalise par notre propre indifférence à son égard ? Il a demandé à Paray Le Monial l’Heure Sainte du jeudi soir et la communion des 1ers vendredis. Qui s’en préoccupe ? Au cours de ses journées, un véritable chrétien doit penser des dizaines de fois à Dieu : Lui offrir ses souffrances, Le remercier pour ses joies, L’admirer dans la beauté de la nature, Lui demander conseil dans ses décisions, Lui confier une personne dans la difficulté, etc. Et fréquemment lever les yeux vers Lui sans raisons, même une seconde, pour juste le louer. On appelle cela les oraisons spontanées.
Au-delà de nos péchés de la pensée, le couronnement d’épines a une deuxième signification très importante. En effet, en voulant se moquer de Jésus, les bourreaux vont en fait apporter un témoignage de Sa Royauté (1). C’est ce que fera aussi Pilate par la suite sur l’écriteau de la croix : "Jesús de Nazaret Rey de los Judíos ". Finalmente, fue el propio Jesús quien lo afirmó durante su interrogatorio: « Tu le dis, je suis Roi. (Jn 18 :37) ». Y antes de su Ascensión, Jesús proclamará esta Realeza en el sentido real del término: « Toute puissance M’a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc et enseignez todas las naciones. (Mt 28:18)"
Un famoso cardenal del siglo XIXth En el siglo XIX, el cardenal Pie hizo un sabio comentario sobre las palabras de Jesús: Fijaos, hermanos míos, que Jesucristo no dice todos los hombres, todos los individuos, todas las familias, sino "todos los pueblos". todas las naciones. " Le fait que Jésus-Christ soit non seulement le Roi de nos cœurs, de nos familles, mais aussi Rey de todas las naciones, es decir, de todas las sociedades, es una realidad enseñada por los papas. Y es uno de los puntos más discutidos de los tiempos modernos, porque es esencial. El Papa León XIII lo explicó con extrema claridad: "Aquel que es el Creador y también el Redentor de la naturaleza humana, el Hijo de Dios, es el Rey y el Amo del universo y posee un poder soberano sobre todos y cada uno de los seres humanos, incorporado. Por tanto, la ley de Cristo debe tener tal valor que sirva para dirigir y gobernar no sólo la vida privada, sino también la vida pública. " Encíclica De Christo Redemptore, 1900.
El Papa Pío XI hizo lo propio el 11 de diciembre de 1925 con la encíclica Quas Primas dans laquelle la fête du Christ-Roi est instituée: "Es evidente que hay que dar el nombre y el poder de Rey, en el verdadero sentido de la palabra, au Christ dans son humanité ; car c’est seulement du Christ en tant qu’homme qu’on peut dire : Il a reçu du Père la puissance, l’honneur et la royauté ; comme Verbe de Dieu, consubstantiel au Père, il ne peut pas ne pas avoir tout en commun avec le Père et, par suite, la souveraineté suprême et absolue sur les créatures. » El Papa Pío XI recordó entonces las palabras del ángel Gabriel, que daba fe de esta Realeza: « Rappelons seulement le message de l’archange apprenant à la Vierge qu’Elle engendrera un Fils, qu’à ce Fils le Seigneur Dieu donnera le trône de David, Son père ; qu’Il reinará para siempre sobre la casa de Jacob y Su reinado no tendrá fin.
Por último, el Papa Pío XI concluyó : « Sa Royauté [du Christ ndlr] exige que todo el Estado se rige por los mandamientos de Dios y los principios cristianos tanto en la legislación como en la administración de justicia, y en la formación de la juventud en la sana doctrina y la buena disciplina moral". Et c’est précisément ce que Satan s’attache à détruire. En effet une société chrétienne dont le gouvernement et les lois se conforment aux lois divines donne un cadre terrestre puissant pour aider les âmes à aller au Ciel. A l’inverse, une société athée laïque, coupée de Dieu, permet par ses lois de pervertir les hommes, de les séparer de Dieu et de les conduire vers l’Enfer. Pie XI appelle ce laïcisme "la plaga de nuestro tiempo y el Cardenal Pie dijo: « L’erreur dominante, le crime capital de ce siècle, c’est la prétention de soustraire la société publique au gouvernement et à la loi de Dieu ». Se trata de la famosa "separación Iglesia-Estado", un sofisma que en realidad significa eliminar a Dios de la sociedad. ¿No es esa la definición misma del Infierno? Un lugar apartado de Dios.
El resultado es un cúmulo de males, y el hombre es aplastado gradualmente por esta sociedad atea. El Papa Benedicto XV dijo en el 1era guerra mundial : « C’est l’athéisme légal érigé en système de civilisation qui a précipité le monde dans un déluge de sang ». Sí, las guerras, los genocidios, las persecuciones, la violencia, las luchas sociales y los totalitarismos son nada más y nada menos que la consecuencia directa de haber apartado a nuestras sociedades del poder y de la ley de Cristo Rey.
¿Qué debemos hacer? Pío XI respondió a esta pregunta : "¿Queremos trabajar de la manera más eficaz para restablecer la paz? restauremos el Reino de Cristo. Pas de paix du Christ sans le règne du Christ. Y continúa: "El día en que los Estados y los gobiernos hagan un deber sagrado regularse en su vida política, tanto dentro como fuera, de acuerdo con las enseñanzas y preceptos de Jesucristo, entonces, pero sólo entonces, disfrutarán de una paz interior de espíritu". paz provechosa, entretiendront des rapports de mutuelle confiance, et résoudront pacifiquement les conflits qui pourraient surgir. » Encyclique Urbi Arcano Dei Consilio, 1922. Aujourd’hui, humainement parlant, il est impossible de rétablir le règne du Christ couronné. Mais Notre Dame est justement venue à Fatima pour ça !
Avons-nous remarqué ce fait incroyablement symbolique ? Le 10 décembre 1925 la Sainte Vierge vient demander les 1ers samedis du mois pour obtenir la paix et le salut du monde. Le lendemain, 11 décembre 1925, le Pape Pie XI publiera son encyclique sur la Royauté sociale de Notre Seigneur. C’est Elle qui, lorsque nous auront obéi à Ses demandes de Fatima, restaurera le Christ dans sa royauté sur terre.
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Note complémentaire sur les paroles de Jésus dans l’Évangile concernant son royaume
Dos frases del Evangelio relativas al Reino de Nuestro Señor se interpretan a menudo de manera inexacta, y merece la pena arrojar alguna luz adicional sobre ellas al margen de la meditación.
1/ "Dad al César lo que es del César y a Dios lo que es de Dios".
A veces se considera que esta frase indica una separación entre el Estado (César) y Dios. Veamos cómo la Iglesia nos enseña a entenderla. Todo ser humano es a la vez un ser temporal que vive en la tierra y un ser espiritual destinado al Cielo. Por tanto, aquí en la tierra estará sometido a dos tipos distintos de autoridad: el Estado y la Iglesia. El objetivo del Estado es garantizar el bienestar físico y moral de todos aquellos a quienes gobierna; para ello, debe aplicar leyes en muchos ámbitos, incluido el moral, como explicó el Papa Juan XXIII : "El "bien común" que debe defender el Estado incluye todas las condiciones, incluidas las condiciones morales y espiritualesAyudan al hombre a alcanzar su meta final, que es el paraíso. Pacem in Terris.
La Iglesia es una sociedad distinta del Estado, "perfecta" en el sentido de que lo tiene todo en sí misma para cumplir su misión, que es conducir las almas al Cielo. León XIII, Immortale Dei. Por tanto, sólo a la Iglesia se le confía la tarea de dispensar la gracia de Dios mediante los sacramentos y de enseñar la fe y la moral. Por tanto, la Iglesia es La una referencia moral general para la vida privada y pública.
Esto demuestra que el Estado está bien independiente de la Iglesia garantizar la organización material de la sociedad de manera justa (dar al César lo que es del César) y que, por otro lado, la enseñanza de la Iglesia es su punto de referencia para los asuntos espirituales y morales (devolver a Dios lo que es de Dios). La Iglesia y el Estado no están, pues, ni "fusionados" ni "separados", sino ".distinto" dentro de sus competencias. Juntos, con respeto mutuo y auténtica colaboración, están contribuyendo a crear un marco favorable en la Tierra para ayudar a "al hombre a alcanzar su meta final, que es el paraíso".
2/ "Mi reino no es de este mundo".
Esta frase se entiende a menudo en el sentido de que Cristo no sería Rey de las Naciones en la tierra. Una vez más, veámoslo a la luz de la doctrina de la Iglesia. Dios es un espíritu eterno que hizo el cielo y la tierra. Su Reino es, por tanto, espiritual y material, eterno, preexistente en la tierra y trasciende totalmente los límites de nuestro mundo visible, ya sea en esencia, espacio o tiempo. Por consiguiente, su Reino infinito no puede venir de este pequeño y finito mundo nuestro. Pero esto no significa que nuestro mundo, que Él creó por completo, no sea parte integrante de Su Reino global, sino todo lo contrario.
Lejos de "excluir" a nuestro mundo de Su Reino, Cristo, por el contrario, afirmará solemnemente Su Realeza terrenal: « Toute puissance M’a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc et enseignez todas las naciones. (Mt 28:18) »
3/ En conclusión
Considérons une troisième phrase du Christ lorsqu’Il s’adresse à Ponce Pilate : “Tu n’aurais point de pouvoir si tu ne l’avais reçu d’en haut. (Jn19 :11)». Que signifie-t-elle ? Le Christ guide les hommes et exerce Son pouvoir sur la terre de façon indirecte en le déléguant à des chefs humains. Il va confier le pouvoir spirituel aux papes et le pouvoir temporel aux chefs d’états et Il explique ici que ce pouvoir vient de Dieu (et non du peuple). En conséquence, et comme dans tout principe de délégation, les “délégués“ doivent exercer leur pouvoir en étant soumis à Celui qui le leur délègue. Ceci est valable aussi bien pour l’Église que pour l’État.
Régis de Lassus
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