1er samedi mai 2026 Couronnement d’épines

3ème Mystère douloureux : Le couronnement d’épines

Fruit du mystère: La mortification de l’esprit

Après la flagellation, où Jésus a réparé plus spécialement nos péchés de la chair, vient le couronnement d’épines. La tête est le siège des pensées et par ces épines qui le transpercent, Jésus vient réparer ici nos péchés de l’esprit. Ceux-ci ont tous pour racine l’orgueil et la contemplation du couronnent d’épines va nous aider à combattre ce péché et à développer au contraire l’humilité.

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Pour y arriver, le premier moyen que tous les saints ont mis en œuvre est la considération de sa propre faiblesse. "La perfezione della vita presente consiste nel riconoscere le sue imperfezioni. » dira Saint Jérôme. Saint Philippe de Néri priait tous les jours Dieu de le surveiller : "Signore, veglia su di me oggi, perché lasciato a me stesso sono sicuro di offenderti". En effet, en plaçant notre esprit dans cette disposition, nous nous méfions avec raison de nous-mêmes, et nous comprenons la nécessité d’être aidés par la prière et les sacrements, absolument nécessaires pour palier notre faiblesse humaine.

Et saint Alphonse de Liguori explique : "Per perseverare nel fare il bene, non dobbiamo fidarci dei propositi che abbiamo preso o delle promesse che abbiamo fatto a Dio. Non appena ci affidiamo alle nostre forze, siamo perduti.. È nel meriti di Gesù Cristo nel quale dobbiamo riporre tutta la nostra speranza per rimanere nello stato di grazia".

Après la prise de conscience de notre faiblesse, une deuxième considération est essentielle pour nous préserver de l’orgueil : rien ne vient de nous. Tout vient de Dieu de sa grâce. Nous avons une qualité ? La bonne affaire. Ce n’est qu’un don reçu de Dieu. Un don, loin de nous créer une quelconque fierté, doit nous conduire à une grande reconnaissance envers Dieu et nous faire craindre la responsabilité qu’il implique. C’est la parabole des talents. C’est pour cela que Saint Pie X avait peur d’aller en enfer ! Mentionnons ici un nom à la mode depuis quelques temps : les charismes. Ce mot est un piège. Il exprime en lui-même une notion de qualité personnelle sans la notion de “don“.  Fatalement, on a vite fait de se prendre pour l’auteur du « charisme », ce qui amène irrémédiablement à l’orgueil. Nous n’avons pas de charismes. Nous n’avons que des dons reçus de Dieu.

Après avoir maitrisé ainsi notre esprit il faut ensuite le préparer aux attaques de Satan avant même que la tentation n’arrive car l’esprit est ardent mais la chair est faible. Saint Alphonse de Liguori nous explique les bénéfices d’un tel travail préparatoire : "È molto utile, per trionfare nelle battaglie spirituali, prevenirle con le nostre meditazioni, con abbiamo in anticipo resistere con tutte le nostre forze agli attacchi che ci possono sorprendere. » En effet, s’entraîner à refuser une tentation avant sans la subir encore est bien plus facile à faire que lorsque sa séduction est là. Ainsi, nous fortifions progressivement notre volonté. C’est pour cela que Jésus nous demande dans le Padre nostro de prier sans cesse pour résister aux tentations futures : ne nous laissez pas succomber à la tentation. Et dans le Ave Maria nous demandons chaque jour l’aide de la Sainte Vierge en anticipation de la grande tentation finale que nous connaîtrons à l’heure de notre mort.

Enfin, le couronnement d’épines ne se limite pas à la réparation de nos péchés. Il vient aussi réparer la terrible indifférence des hommes qui ne pensent pas à Dieu alors que Dieu pense à eux et les aime à chaque instant. Combien de journées entières sans penser une seule fois à Lui ? Sans Lui faire la moindre visite au tabernacle Lui qui y est réellement présent. Oui, terrible indifférence qui fait tant souffrir le Cœur de Jésus. C’est le point central du message de Paray-Le-Monial. « Ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui ne reçoit qu’indifférence… » On se scandalise volontiers face aux offenses et blasphèmes contre le Christ. Mais est-ce qu’on se scandalise par notre propre indifférence à son égard ? Il a demandé à Paray Le Monial l’Heure Sainte du jeudi soir et la communion des 1menti vendredis. Qui s’en préoccupe ? Au cours de ses journées, un véritable chrétien doit penser des dizaines de fois à Dieu : Lui offrir ses souffrances, Le remercier pour ses joies, L’admirer dans la beauté de la nature, Lui demander conseil dans ses décisions, Lui confier une personne dans la difficulté, etc. Et fréquemment lever les yeux vers Lui sans raisons, même une seconde, pour juste le louer. On appelle cela les oraisons spontanées.

Au-delà de nos péchés de la pensée, le couronnement d’épines a une deuxième signification très importante. En effet, en voulant se moquer de Jésus, les bourreaux vont en fait apporter un témoignage de Sa Royauté (1).  C’est ce que fera aussi Pilate par la suite sur l’écriteau de la croix : "Gesù di Nazareth, re dei Giudei ". Infine, è stato Gesù stesso ad affermarlo durante il suo interrogatorio: « Tu le dis, je suis Roi. (Jn 18 :37) ». E prima della sua Ascensione, Gesù proclamerà questa Regalità nel vero senso del termine: « Toute puissance M’a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc et enseignez tutte le nazioni. (Mt 28,18)"

Un famoso cardinale del XIX secoloth Nel XIX secolo, il cardinale Pie fece un saggio commento sulle parole di Gesù: Notate, fratelli miei, che Gesù Cristo non dice tutti gli uomini, tutti gli individui, tutte le famiglie, ma "tutti i popoli". tutte le nazioni. " Le fait que Jésus-Christ soit non seulement le Roi de nos cœurs, de nos familles, mais aussi Re di tutte le nazioni, cioè di tutte le società, è una realtà insegnata dai papi. Ed è uno dei punti più contestati dei tempi moderni, perché è essenziale. Papa Leone XIII lo ha spiegato con estrema chiarezza: "Colui che è il Creatore e anche il Redentore della natura umana, il Figlio di Dio, è il Re e il Padrone dell'universo e possiede un potere sovrano su ogni singolo essere umano, o incorporato. La legge di Cristo deve quindi avere un valore tale da servire a dirigere e governare non solo la vita privata, ma anche la vita pubblica. " Enciclica De Christo Redemptore, 1900.

Papa Pio XI seguì l'esempio l'11 dicembre 1925 con l'enciclica Quas Primas dans laquelle la fête du Christ-Roi est instituée: "È evidente che il nome e il potere di Re devono essere dati, nel vero senso della parola, au Christ dans son humanité ; car c’est seulement du Christ en tant qu’homme qu’on peut dire : Il a reçu du Père la puissance, l’honneur et la royauté ; comme Verbe de Dieu, consubstantiel au Père, il ne peut pas ne pas avoir tout en commun avec le Père et, par suite, la souveraineté suprême et absolue sur les créatures. » Papa Pio XI ha poi ricordato le parole dell'angelo Gabriele, che attestavano questa regalità: « Rappelons seulement le message de l’archange apprenant à la Vierge qu’Elle engendrera un Fils, qu’à ce Fils le Seigneur Dieu donnera le trône de David, Son père ; qu’Il regnerà per sempre sulla casa di Giacobbe e Il suo regno non avrà fine.

 Infine, Papa Pio XI concludeva : « Sa Royauté [du Christ ndlr] exige que l'intero Stato è governato dai comandamenti di Dio e i principi cristiani sia nella legislazione che nell'amministrazione della giustizia, e nella formazione dei giovani alla sana dottrina e alla buona disciplina morale". Et c’est précisément ce que Satan s’attache à détruire. En effet une société chrétienne dont le gouvernement et les lois se conforment aux lois divines donne un cadre terrestre puissant pour aider les âmes à aller au Ciel. A l’inverse, une société athée laïque, coupée de Dieu, permet par ses lois de pervertir les hommes, de les séparer de Dieu et de les conduire vers l’Enfer. Pie XI appelle ce laïcisme "La peste del nostro tempo e il cardinale Pie ha detto: « L’erreur dominante, le crime capital de ce siècle, c’est la prétention de soustraire la société publique au gouvernement et à la loi de Dieu ». Si tratta della famosa "separazione tra Chiesa e Stato", un sofisma che in realtà significa eliminare Dio dalla società. Non è forse questa la definizione stessa di inferno? Un luogo tagliato fuori da Dio.

Il risultato è una miriade di mali e l'uomo viene gradualmente schiacciato da questa società atea. Papa Benedetto XV ha detto alla 1epoca guerra mondiale : « C’est l’athéisme légal érigé en système de civilisation qui a précipité le monde dans un déluge de sang ». Sì, le guerre, i genocidi, le persecuzioni, la violenza, le lotte sociali e i totalitarismi non sono altro che la diretta conseguenza dell'allontanamento delle nostre società dal potere e dalla legge di Cristo Re.

 Che cosa dobbiamo fare? Pio XI ha risposto a questa domanda : "Vogliamo lavorare nel modo più efficace per ripristinare la pace? ripristiniamo il Regno di Cristo. Pas de paix du Christ sans le règne du Christ. E continua: "Il giorno in cui gli Stati e i governi si assumeranno il sacro dovere di regolarsi nella loro vita politica, sia all'interno che all'esterno, secondo gli insegnamenti e i precetti di Gesù Cristo, allora, ma solo allora, godranno di una pace interiore. pace proficua, entretiendront des rapports de mutuelle confiance, et résoudront pacifiquement les conflits qui pourraient surgir. » Encyclique Urbi Arcano Dei Consilio, 1922. Aujourd’hui, humainement parlant, il est impossible de rétablir le règne du Christ couronné. Mais Notre Dame est justement venue à Fatima pour ça !

Avons-nous remarqué ce fait incroyablement symbolique ? Le 10 décembre 1925 la Sainte Vierge vient demander les 1menti samedis du mois pour obtenir la paix et le salut du monde. Le lendemain, 11 décembre 1925, le Pape Pie XI publiera son encyclique sur la Royauté sociale de Notre Seigneur. C’est Elle qui, lorsque nous auront obéi à Ses demandes de Fatima, restaurera le Christ dans sa royauté sur terre.

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Note complémentaire sur les paroles de Jésus dans l’Évangile concernant son royaume

Due frasi del Vangelo riguardanti il Regno di Nostro Signore sono spesso interpretate in modo impreciso, e vale la pena di fare un po' di luce in più su di esse al di fuori della meditazione.

1/ "Rendete a Cesare le cose che sono di Cesare e a Dio le cose che sono di Dio".

Questa frase viene talvolta vista come un'indicazione di separazione tra lo Stato (Cesare) e Dio. Vediamo come la Chiesa ci insegna a comprenderla. Ogni essere umano è sia un essere temporale che vive sulla terra sia un essere spirituale destinato al cielo. Qui sulla terra, sarà quindi soggetto a due tipi distinti di autorità: lo Stato e la Chiesa. Lo scopo dello Stato è quello di assicurare il benessere fisico e morale di tutti coloro che governa; per farlo, deve attuare leggi in molti settori, compresa la sfera morale, come spiegato da Papa Giovanni XXIII: "Il "bene comune" che lo Stato deve difendere comprende tutte le condizioni, comprese le condizioni morali e spiritualiche aiutano l'uomo a raggiungere il suo obiettivo finale, che è il paradiso". Pacem in terris.

La Chiesa è una società distinta dallo Stato, "perfetta" nel senso che ha tutto in sé per compiere la sua missione, che è quella di condurre le anime in Paradiso.  Leone XIII, Immortale Dei. Solo alla Chiesa è quindi affidato il compito di dispensare la grazia di Dio attraverso i sacramenti e di insegnare la fede e la morale. La Chiesa è quindi La un riferimento morale generale per la vita privata e pubblica.

Questo dimostra che lo Stato è ben indipendente dalla Chiesa per garantire che l'organizzazione materiale della società sia equa (rendere a Cesare ciò che è di Cesare) e che, d'altro canto, la società sia in grado di garantire che la sua organizzazione sia equa (rendere a Cesare ciò che è di Cesare), l'insegnamento della Chiesa è il suo punto di riferimento per le questioni spirituali e morali (rendere a Dio ciò che è di Dio). La Chiesa e lo Stato non sono quindi né "fusi" né "separati", ma ".distinto" nell'ambito delle loro competenze. Insieme, con rispetto reciproco e genuina collaborazione, stanno contribuendo a creare un contesto favorevole sulla terra per aiutare "l'uomo per raggiungere il suo obiettivo finale, che è il paradiso".

2/ "Il mio regno non è di questo mondo".

Questa frase viene spesso intesa come se Cristo non fosse il Re delle Nazioni sulla terra. Anche in questo caso, guardiamo alla luce dell'insegnamento della Chiesa. Dio è uno spirito eterno che ha fatto il cielo e la terra. Il suo Regno è quindi spirituale e materiale, eterno, preesistente sulla terra e trascende totalmente i limiti del nostro mondo visibile, sia in termini di essenza che di spazio o di tempo. Di conseguenza, il Suo Regno infinito non può provenire da questo nostro mondo piccolo e finito. Ma questo non significa che il nostro mondo, da Lui interamente creato, non sia parte integrante del suo Regno globale, anzi.

Lungi dall'"escludere" il nostro mondo dal suo Regno, Cristo affermerà al contrario solennemente la sua regalità terrena: « Toute puissance M’a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc et enseignez tutte le nazioni. (Mt 28:18) »

3/ In conclusione

Considérons une troisième phrase du Christ lorsqu’Il s’adresse à Ponce Pilate :  “Tu n’aurais point de pouvoir si tu ne l’avais reçu d’en haut. (Jn19 :11)». Que signifie-t-elle ? Le Christ guide les hommes et exerce Son pouvoir sur la terre de façon indirecte en le déléguant à des chefs humains. Il va confier le pouvoir spirituel aux papes et le pouvoir temporel aux chefs d’états et Il explique ici que ce pouvoir vient de Dieu (et non du peuple). En conséquence, et comme dans tout principe de délégation, les “délégués“ doivent exercer leur pouvoir en étant soumis à Celui qui le leur délègue. Ceci est valable aussi bien pour l’Église que pour l’État.

Régis de Lassus
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